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Dernière mise à jour : 10/05/2008

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Un personnage de cinéma et de B.D.

Mickey Mouse
, appelé tout simplement Mickey dans nos contrées, est le personnage emblématique de Walt Disney. Il est également l’un des personnages de dessin animé et de B.D. le plus connu à travers le monde (privilège qu’il partage avec Superman et Tintin). Créé par M. Disney lui-même, il est apparu pour la première fois en novembre 1928, à New York, dans le court-métrage Steamboat Willie.

Dès janvier 1930, Mickey devient un personnage de comic (B.D. américaine), dessiné par Ub Iwerks, fidèle bras droit et ami de Walt Disney. Si Mickey restera longtemps une star du cinéma (lire Mickeyrama : Mickey, 60 ans d’histoire), sa popularité comme personnage de B.D. perdure jusqu’aujourd’hui, sa silhouette mythique étant prise en charge par de nombreux dessinateurs à travers le monde dont, pour le JDM, entre autres, l’Italien Giorgio Cavazzano et les Français Pierre Nicolas et Claude Marin.

Mais c’est l’Américain Floyd Gottfredson qui sera, pendant quarante cinq ans, le plus grand dessinateur de Mickey, le faisant évoluer physiquement jusqu’à sa forme moderne qui est celle que nous lui connaissons encore à ce jour.

Mickey et compagnie

Mickey ne serait pas Mickey sans le petit monde qui l’entoure. Un petit monde composé de :

Sa fiancée Minnie (diminutif de Minerva). Elle apparaît pour la première fois dans le premier dessin animé de Mickey. Au début, elle est affublée d’un petit chapeau à fleur unique, qu’elle a depuis troqué contre un gros nœud rose, accessoire qui permet de l’identifier au premier coup d’œil. Eternelle demoiselle en détresse que doit sauver Mickey, Minnie fait preuve néanmoins d’un caractère trempé face à son fiancé. Elle est la maîtresse d’une petite pékinoise nommée Fifi et d’un chaton appelé Figaro (le même que celui de Gepetto dans le film Pinocchio de 1940 !)

Son chien Pluto fait d’abord des apparitions anonymes dans des dessins animés, comme chien policier ou animal de compagnie de Minnie, mais un 1931 il acquiert son nom et va devenir l’un des plus fidèles amis de son maître. Amoureux de la chienne Fifi (à laquelle il fait d’adorables petits chiots), Pluto aura beaucoup de fil à retordre avec le gardien de la fourrière, le chat Figaro ou encore les tamias Tic et Tac.

Horace Horsecollar est l’un des plus vieux amis de Mickey, puisqu’il est né en 1930. Il est le fiancé de Clarabelle Cow et joue le rôle de joyeux luron aux côtés de Mickey. Clarabelle est apparue la même année que son fiancée et devient la meilleure amie de Minnie. Plus populaire qu’Horace, elle gagnera en Italie sa propre B.D., publiée en France dans le JDM sous le titre Les Années folles de Clarabelle.

 

Dingo est le plus connu des amis de Mickey. Rêveur et gaffeur, il apparaît en 1934 et formera un trio hilarant avec Mickey et Donald Duck. Dans de nombreuses B.D. publiées en France, Dingo aura le premier rôle, y compris sous des avatars divers et variés : Super Dingo, Sport Goofy, James Ding ou Indiana Ding.

Les jumeaux Jojo et Michou (Morty et Ferdie en version originale) apparaissent en B.D. en 1932. S’ils considèrent Mickey comme leur oncle (ils l'appellent « Onc’ Mickey » en français), ils n’ont aucun lien de parenté avec lui : ils sont les enfants de Mrs. Fieldmouse qui les confie à notre héros.

Iga Biva (Eega Beeva, en V.0.) est un homme qui vient d’un lointain futur, si lointain que l’évolution naturelle le fait ressembler à un extraterrestre. Son short, unique vêtement, est une merveille technologique aux poches inépuisables desquelles il tire toute sorte d’objets extraordinaires. Il est accompagné d’un petit chien filiforme qui répond au nom de Pflip et se nourrit de... boules de naphtalines ! (c'est un anti-mite, autrement dit un poison, les enfants !) Quand il débarque à notre époque, il ne manque pas de rendre visite à Mickey qu’il appelle affectueusement « Micky ».

Le commissaire Finot (chief John O’Hara aux USA), lui aussi ami de Mickey, a été créé en 1939. Le gentil Mickey, en effet, est connu pour son sens aigu de la justice, ce qui le conduira souvent à utiliser ses petites cellules grises pour jouer les détectives (secondé par Dingo). Le commissaire Finot fera appel à lui pour élucider les mystères criminels que ni lui ni son adjoint, l’Inspecteur Duflair (Detective Casey, éternel mâchonneur de cigares, coiffé d'un chapeau melon), ne parviennent à résoudre. Parmi les génies du crime auxquels Finot et Mickey devront faire face, on compte :

Pat Hibulaire (Peg-Leg Pete ou Black Pete en V.O.) est le plus ancien ennemi de Mickey et le plus récurrent. Né avant notre héros, en 1925, Pat a d’abord été un méchant avant de devenir carrément un criminel. D’ailleurs, on le retrouvera à l’occasion gardien de fourrière, menant la vie dure au pauvre Pluto qui aura la mauvaise idée d’errer sans Mickey. Au début, on a pu voir Pat Hibulaire avec une jambe de bois, mais depuis le début des années 40 il porte une prothèse nettement plus discrète qui lui permet même de courir quand Mickey le poursuit ! A son arrivée en France, avant de lui trouver son nom définitif, Pat a été appelé « Jean Bambois », ce qui ne l’a pas empêché de devenir plus tard le vilain préféré des lecteurs, jusqu’à obtenir dans le JDM, au cours des années 80, ses propres histoires en compagnie de son crétin de complice, Lafouine. Notons que, dans les aventures publiées dans Mickey Parade, il est parfois accompagné de sa fiancée, Gertrude, au caractère aussi épouvantable que le sien !

Le Fantôme Noir (Phantom Blot) apparaît en 1939, en même temps que le commissaire Finot. Vêtu d’un suaire noir, de gants noirs et de chaussures noires, c’est un criminel diabolique, aux machinations complexes, qui signe ses messages d’une tache noire. Il voue une haine sans borne à Mickey.

Une star par qui tout a commencé

Notons que Mickey, à l’occasion de son cinquantième anniversaire, en 1978, reçut une étoile sur le Hollywood Walk of Fame, distinction dont il est le premier personnage de fiction à avoir été honoré. Mais il y aurait encore tant à dire à propos de Mickey... Peut-être suffirait-il de retenir que, comme aimait le dire Walt Disney, « Tout a commencé par une souris. »

JDM n° 1507 JDM n° 1530 JDM n° 1541 JDM n° 1605
par Onc' dGé

Ce Mickeyrama a été publié dans Le Journal de Mickey n° 1901 de novembre 1988. La magnifique illustration est signée Patrice Croci.

Mickeyrama Mickeyrama
par Onc' dGé

Les gags suivants sont respectivement extraits des numéros 1189, 1191, 1193, 1196, 1510, 1530, 1535, 1542, 1543 et 1550 du Journal de Mickey.

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par Onc' dGé

Le Créateur du Journal de Mickey

En 1928, le journaliste Paul Winckler commercialise en France, par le biais de son agence Opera Mundi (« Œuvres du Monde » en latin), les comics (B.D. nord-américaines) du King Features Syndicate appartenant au magnat de la presse Randolph Hearst : Mandrake le magicien, Pim Pam Poum, Félix le chat, etc. Dans la foulée, les comics strips (comics composés d'une seul bande) de Mickey Mouse, qui vient tout juste d'être créé par Walt Disney, sont publiés quotidiennement dans Le Petit Parisien. Devant le succès rencontré par ce personnage auprès des jeunes et des moins jeunes, Paul Winckler décide de lui consacrer son propre journal.

Le Journal de Mickey, première série

Le premier numéro du Journal de Mickey sort le 21 octobre 1934. Cet hebdomadaire ressemble à un véritable journal : pas de couverture (directement la une avec le titre, des B.D. à suivre et de la publicité), utilisation de papier journal, des pages en noir et blanc (en alternance avec des pages couleurs). A l'intérieur, des jeux, un roman à épisodes, des B.D. Disney et non Disney (Le Père Lacloche, Pim Pam Poum...), et la lettre du Club Mickey rédigée par le fameux Onc' Léon (du nom de Léon See, un des premiers collaborateurs du JDM) qui signera les éditos du journal jusqu'à la fin des années 80. Le Journal de Mickey remporte un vif succès. Six années fastes s'enchaînent, mais le n° 296 du JDM ne sera quasiment pas distribué : le 18 juin 1940, il reste dans les cartons, sur ordre de Paul Winckler, vivement impressionné par l'appel du général de Gaulle qui, depuis Londres, invite le peuple français à résister à l'occupation allemande.

Peu de temps après, l'équipe du Journal de Mickey
se replie à Marseille (zone libre) et sort le n° 297 (22 septembre 1940) sous le titre Le Journal de Mickey et Hop-là ! réunis  (jusqu'alors, Hop-là était une autre parution pour la jeunesse du même éditeur.) Puis, Paul Winckler s'exile aux Etats-Unis où il contribuera à l'effort de propagande antinazie.
Le « nouveau » Journal de Mickey subsiste tant bien que mal (à partir du n° 362, il passe de huit à quatre pages) jusqu'au 477, dernier numéro du journal, paru à peine un mois après la Libération. Les temps sont durs, l'effort est à la reconstruction d'une France indépendante, peu de Français auraient les moyens de procurer à leurs enfants un hebdomadaire pour leurs loisirs quand il est déjà difficile de s'approvisionner correctement. Il faudra attendre mars 1947 pour que paraisse Hardi présente Donald, nouvel hebdomadaire d'Opera Mundi dédié aux personnages Disney et aux comics tels Mandrake le magicien, Pim, Pam, Poum et Flash Gordon. Mais ce journal aura l'air bien austère, à cause des restrictions en encres et en papier de qualité.

Le Journal de Mickey, seconde série

Le 1er juin 1952, le n° 1 du Journal de Mickey (sur-titré « Nouvelle série ») paraît (lire Le Billet d'Onc' Léon - JDM n° 1, 1er juin 1952) aux éditions Edi-Monde (toujours Paul Winckler, mais désormais associé à Hachette) Il comprend seize pages, moitié en couleurs, moitié en noir, blanc et rouge. La formule est fidèle à celle d'avant-guerre, mais les B.D. complètes prennent le pas sur les B.D. à suivre. Son succès est phénoménal : pendant les années 50, il est vendu chaque semaine à 400000 exemplaires ! Tandis qu'Hardi présente Donald disparaît à cause des censeurs puritains et anti-américains qui réussiront également à faire interdire Tarzan à la fin des années 50 et Superman en 1963, le premier hebdomadaire pro-Disney, récupérant des séries phares du défunt HPD et bénéficiant du poids d'Hachette, réussit à s'épanouir avec ses comics de Mickey, Donald, mais aussi Prince Valiant (francisé en « Vaillant », tout de même) ou encore Flash Gordon (rebaptisé « Guy l'Eclair » !)

Expansion

Peu à peu, la production européenne de B.D. consacrée au personnages Disney est encouragée. Même si les planches sont toujours estampillées « Walt Disney », Mickey et ses amis sont désormais le plus souvent dessinés et scénarisés par des Italiens ou des Danois. Le succès est tel que la pagination augmente régulièrement au fil des ans. En août 1973, avec le JDM n° 1103, c'est une nouvelle formule de 56 pages hebdomadaire qui est proposée, avec l'arrivée de nouveaux comics qui vont marquer les mémoires : La Famille Glougloub et Hägar Dünor le viking, pour ne citer qu'eux. De plus, des dérivés du JDM voient le jour : le regretté Spécial Journal de Mickey Géant, qui repropose les B.D. parues dans les anciens numéros du JDM, Le Journal de Mickey hors-série (n° bis) qui deviendra Mickey Parade (puis Mickey Parade Géant depuis janvier 2002), sans oublier Picsou Magazine ou feus Mickey Poche, Almanach du Journal de Mickey et Castors Juniors magazine. Notons que dans les années 80, une version du JDM appelée Donald Magazine est vendue par correpondance. Cette revue présente peu d'intérêt quant à son originalité puisque qu'il ne s'agit que d'une réplique exacte du Journal de Mickey sortant dans le même temps en kiosque, publiée avec une couverture différente.

Modernité

En septembre 1989, le n° 1943 est méconnaissable : nouveau logo (avec un « Mickey » façon tagué), moins de rubriques éducatives, plus de mode, de people... une nouvelle formule qui ne fait pas l'unanimité auprès des lecteurs adultes qui ont connu ce qu'on pourrait appeler l'âge d'or du Journal de Mickey. Mais cette ligne directrice au ton résolument nouveau sera entérinée au début des années 90, lorsque Edi-Monde deviendra Disney Hachette Presse, éditeur exclusif des revues Disney en France. Toutefois, ces dernières années sont marquées par un retour sensible vers l'aspect éducatif du journal, avec des petits articles sur les animaux ou le sport ; mais nous sommes encore loin de la rubrique « Allô Castors Juniors » des années 50 à 80...

Pourtant, force est d'admettre qu'en dépit de ce changement, à ce jour, malgré les difficultés connues par les publications de presse, Le Journal de Mickey reste l'hebdomadaire des jeunes le plus lu en France, avec près de 153000 exemplaires tirés chaque semaine. Alors, bravo à toute l'équipe de la rédaction actuelle !

par Onc' dGé

hagar-titre.JPGLes Personnages

hagar.jpgHägar, le terrible viking qui répand sa barbarie, quand il ne picole pas au bar du village, est chaque jour confronté à une triste réalité : Homlet (Hamlet, en V.O.), son fils, est sage, pacifiste et studieux ; Ingrid (Honi), sa fille, est coquète et multiplie les prétendants ; quant à son épouse, Hildegarde (Helga), il faut bien le dire, c'est une horrible mégère mi-dragonne, mi-sotte. Heureusement, il peut passer ses nerfs au combat, sur les Anglais, certes, mais aussi sur Eddie, son ami et bras-droit. Pourtant, ce dernier et le reste des troupes de Hägar sont capables de lâcher leur chef en pleine bataille. Mais, soyons honnête, ils ne sont pas les seuls à donner des signes évidents de relâchement. Hägar lui-même est plus proche de l'homme moyen du XXème siècle que du viking sans peur et sans pitié : paresseux, plus bête que méchant, se laissant tyranniser par sa chère et tendre et acceptant avec fatalité de se faire snober par son adolescente de fille.

Les Auteurs

Richard Browne, dit Dik Browne, naît à New York, le 11 août 1917. Pendant les années 40, il travaille comme illustrateur pour le magazine Newsweek et, dans le même temps, crée le premier logo du grand producteur de bananes Chiquita. hi-lois.JPGEn 1954, il donne le jour, avec le scénariste Mort Walker, au comic strip Hi and Lois (traduit en France en 1978 sous le titre Hippolyte et Clémentine.) Ce n'est qu'en 1973 qu'il crée, pour King Features Syndicate, sa propre série qui deviendra un succès planétaire (présente dans 1900 journaux dans 45 pays) : Hägar the Horrible. Ce titre sera aussi bien décliné en histoires de plusieurs pages, qu'en gags d'une planche ou en comic strip, et vaudra à son auteur d'être lauréat en 1984 et en 1986 de l'Humor Comics Strip Award décerné par la National Cartoonist Society. Dik Browne disparaît en juin 1989, à l'âge de 72 ans. Un an auparavant, il avait pris sa retraite et laissé son fils Chris poursuivre les aventures et gags d'Hägar. Chris Browne travaillait déjà avec son père sur cette série depuis plusieurs années ; cela explique sans doute que sa prestation sur Hägar the Horrible remporte un franc succès.

L'Invasion barbare

En France, les gags d'une planche débarquent en août 1973, dans Le Journal de Mickey n° 1103, à l'occasion de la nouvelle formule de 56 pages, sous le titre Hägar Dünor le viking. Hägar prendra ses quartiers aux côtés des personnages Disney jusqu'en 1987. Simultanément, les strips paraissent dans plusieurs quotidiens, dont Le Parisien Libéré. L'Echo des savanes publiera également la série de 1978 à 1983. Enfin, quelques recueils verront le jour chez différents éditeurs entre 1980 et 1988. On peut regretter fortement que, depuis, ce comic soit boudé par les éditeurs francophones ! Heureusement, vous pouvez retrouver notre ami Hägar sur l'excellent site qui lui est consacré : www.hagardunor.net

par Onc' dGé
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